samedi 16 janvier 2021

Fontaine, tilleul, bienvenu.

"Hanc Gelidam fontem reserant tibi culmina montis,

accipe gratus aquam nee nimis hume vafram"

  

Je regarde et je suis enchanté et une voix dis, bienvenu, je suis enchanté, je tourne sous le pont, sous le pont pour crier, pour entendre, pour dire, la vie, le combat, le réel, les certitudes, et osons, osons, il y a un temps pour la paix et le temps contraire, sans fautes et sans doute, une certitude plus une certitude, encore,

pour d’autres, et autres, et encore, je tourne le pied, tout est lancé au vide, sans équilibre, aucune aspérité, tu te retiens aux vertiges des réalités, tu te donnes et tu te contiens, ombre damnée, et pauvre, et bien aimée, je tourne et retourne et pose au sol le poids compté, un plus un, des verbes oubliés, et encore, à couper,

à frémir et tenir, et ternir, et éterniser, vertiges des réalités, absences et oublis, je te tiens et tu m’obsèdes, encore et encore, d’une rive vers l’autre, d’un point, au plus haut, et du tiers au quatre, je te soumets et tu comptes, les lames, les lames, couteau malhabile, lames domptées, rigueur déformée, pauvreté sans vices,

je tourne, je tourne, et je te demande, en êtes-vous, y êtes-vous, vices enseignés, tout à la déraison, et centimètre par centimètre que vient te dire le tien qui bloque, qui bloque et enrichit, filtre sans inconvénient, rigueur extrême, et rive amère, j’en suis, j’en suis à la déploration, tout ici me cherche et me trouve,

rendez-moi, rendez-moi, le tiers et le quatre, et la connaissance répétée, je suis ici et je pénètre, tout est ici sans critère, ni filtre, je te bois et tu espères, fontaine avouée, dire et présenter, nos monts te gardaient cette onde, voyageur, bois là, sans hâte en craignant sa fraîcheur, en conclusion « hume vafram », fontaine avouée,

et vœux et désaveux, un et plus loin, et plus haut, il y eut, il y eut, jour, jour, et nuit de juin dix-sept ans, on divague, on se sent aux lèvres un, un, je n’ose, vraiment je n’ose, un qui palpite là comme, comme une petite bête, tilleuls, sorbiers et châtaigniers, tout tourne et palpite, et là, et ici, petite bête, fraîcheur crainte,

baiser, loin, haut, tout reste entendu, et à voir, dans le retrait, dans le reclus, je cherche ici et je transfigure, sur le chemin, cheminant, y restent posés, des fleurs blanches, marguerites, et le chant des batailles, dieu montré seulement, et un nœud, une histoire terrible, et sans amertume, tout ici posé, et un petit, petit,

un petit, petit, encore, et encore, et descendant du sommet, les graines déposées, je suis au vent, bienvenu, je suis enchanté, au vent, je tourne sous le pont, pour crier, pour entendre, pour dire, la vie, le combat, le réel, les certitudes, et osons, il y a un temps pour la paix et le temps contraire, sans fautes,

sans doute, une certitude, une certitude, au partage : les eaux désunies, fraîcheur crainte.

03 août 2020.

vendredi 15 janvier 2021

Dans et hors.

Et par jeu, par chance, et par devoir, sans peur, les yeux ouverts et le nez, on cherche, tout s’y trouverait, les parfums et des caresses, corps sans anneaux, peau martelée et toile blanche, de quelle union, concluant tout, je te prends, tu enchantes les cœurs évanouis, les pierres sur la route, la fermeté aussi, je te tiens,

tu observes, devant et en arrière, consentant tout, parfums et sourcils noirs, je te tourne et tu observes, un genre perdu, la solidité, tout est un peu à la dérive, le réel est bien plus profond, donnerait-il, et même, la fertilité, je sors, je sors et tu respires, nous y serons, et en allant, devant, et bien planté, tu cherches, planté,

tu espères, en sommes-nous, en êtes-vous, et, dans et hors, sous les murs, et les circonstances, les alentours aveugles, ici aussi rien n’est présent, et ici aussi tu clames et tu observes, et ne voyant et ne visant, ni bien, ni mal, ni rien et encore, ni plus ni moins, je tourne, je tourne et du genre changé de la force à la légèreté,

tout est resté, resté, profond, et en attendant, ne rien en dire, faut-il encore et encore accumuler les phrases et expliquer, expliquer, en attendant,  animal je te tue et tu reviens, reviens, devant, devant, tout en tout à la trace, savanes et forêts, donnons, donnons, nous la main, c’est toi que je revois, et du fond, du fond

tout y chanterait, je te vois et c’est bien ici, ici, commence une aventure, au gouffre au puissant tu te rends et tu combles désirs et remords, pensées et sacrifices je te tiens et tu me vois et dans et hors on se revoie, on se soutient, je te remarque et tu murmures, chant dans les branches et cœur serré, tout en avant,

et sans plus d’importance que ce qui manque, tout est absent et tout reviendra, dans et hors, je suis encore sur le même chemin, sur les mêmes traces, oiseaux en voyages et animaux à perdre, tu manques de soutiens, tu attends un retour, tout te manque et tu te lasses, y être, y être, encore et encore, devant et en avant,

depuis et au détour, et par jeu et par chance, par devoir et sans peurs, les yeux ouverts et le nez, on cherche, tout s’y trouverait, espoir sans dérive, courant  mortel, tu es posé et tu trembles, nageur lointain, souffle coupé, tout est muet, tout est au calme, dans le secret et les envies, je te donne et des fruits, et des parfums,

souvenirs, sans attaches et regard lointain, je tremble et tout m’agite, je retiens et je vois les ombres grandes et les retours, fatigue, fatigue, tout dormirait encore et encore, et dans et hors.

02 août 2020. 

jeudi 14 janvier 2021

Tu sautes haut.

En l’air, en eau, dans la chaleur et en retour, tout est égal et tout chavire, le cœur, les mains, les pieds et ce qui reste, tant mieux si le reste va bien, et sur l’herbe aux jets d’eau, ils allongent les jambes, et déposent, et tant mieux, déposent les habitudes, soleil trompé, corps dévoilé et succès éclatant, tout te retient,

et tu déposes les jambes, les genoux entre les gerbes, et tout ici passe, entre les gerbes, et repasse, et les plus vieux, au comble, l’envie, je jalouse et je suspends, au comble, je retrouve, et les plus vieux, je te reproche, confronté et rapproché, je pense, la mémoire est vive, je pense, tout ici est enjoué, jouons, au pied, 

jouant le pied sur les épaules, la main perdue, cheveux plaqués, tout te tient et tout arrange, le pied posé sur la flaque, sur ou dans, le pied mouillé, la bouche calme, il se retourne, œil sec, il est content, heureux est trop, bien trop, je te suis et je regarde, cœur élancé et bouche calme, jouons, vivant, sans rien, avant, jour,

sans tout, du jour, du calme et des explosions, suivi du jour, tout est en marche, tout est à cœur, et tout repose, tu commences, cœur éloigné, soif oubliée, je te souviens et tu soutiens, en forces et en faiblesses, les émotions confuses, soleil pressé, cœur sans arrêt, tout tourne et tu marches, tu tires le pied, sur l’herbe, humide,

humide est trop savant, il serait mieux mouillé, tu te retiens et tout te mouille, et le cœur trempé, il serait, la bouche sèche, le souffle court, tu es au vent, tu es au ciel et aux étoiles, et tordu et confus, d’un repère à une façade, cœur en oubli et charmant, pour longtemps, tu tiens et déposes des fleurs en pétales, offertes, 

sur la flaque, sur le temps, le ciel est suspendu, la peur résonnerait peut-être, cœur en émoi, tu sautes bien haut, le temps te fuit et tu t’envoles, cœur épargné, bouche espérée, sable rompu et poids tenu, tu tournes et tu plonges, cœur mis à nu et sans ceinture, le dos marqué, les pieds disposent, tu sautes haut, regard aigu,

tout te fixe, peau somptueuse, je te retiens, tu marques et tu disposes, à d’autres, à d’autres, et du sud, le charme opère, et du sud, à d’autres et pour d’autres, et tu te révèles, tu sautes haut, cœur parfait et pieds mouillés.  

01 août 2020.

mercredi 13 janvier 2021

Retour, la vague. (repentir)

La vague est au cœur, fleur majestueuse, espérance dans la main déchirée. Le vent est chair, illusions retrouvées. Lèvres offertes à la langue oubliée. Bataille d’un été, la vie, la mort, corps nus sur le sable allongés. Ici, tout est juste et bon, un enchantement. Présence de l’instant, une articulation du temps. Sur la rive, des voix en écho comme un chant d’autrefois.

Tout recommence, les draps sont pliés. Le silence est troublé, au loin passe une armée, une jeunesse sans passé. Les cœurs sont blafards, la peur est sur les dents. Dans le jardin d’été les fleurs sont arrachées. Œil du passé sur la ligne de fuite. La vague est si puissante, qu’elle retourne la terre et renverse les pierres. Le jour est retenu dans un grand oripeau.

Froissement d’ailes et frisson dans le cou. Les ombres sont dans le pré, la bataille à genoux. Les cœurs sonnent l’après le jour à peine né. Les nuits sont décoiffées, une pierre sous le pied. Cœur béat aux mains effilochées. Les mots sont essentiels pour que la phrase soit une pierre au cœur tendre, une compagne inconnue.

Maria Dolores Cano, 13 janvier 2021 à 14:06. ici.

La vague. (repentir)

 Oh là, portante et puissante et majestueuse, la vague, la chaleur, tout te marque, tu es ici, déposée, et reprise, aux fenêtres les cœurs abrités, les fleurs nouvelles, portante et puissante et majestueuse, tu es déposée et tranquille, de loin en loin, porte tout et reprends, tiens, d’une main, la vague, et cherche, cherche, la chaleur,

le vent terrible, l’espérance, les cœurs meurtris, tout est posé, tout est noirci aux vents contraires, aux arbres, aux illusions, tu en es à l’articulation, sonne, sonne, et recompose, le vent est clair, le son est pur, tout ici éclate, éclatez, répandez, petit pays, petit contraste, sonnez et résonnez, de métal et de feu, trompez,

petit pays et grande souffrance, j’en suis à l’articulation, la lèvre serrée, tout ici relance, le son, un coup de langue, tout tient bien à la ceinture, éclatez, sur le champ, éclatez, sur le champ comptez les morts, sonnez et articulez, ils y étaient, il y furent, nous y serons, et morts, et nus, allongés, bataille terrible, pression, trompeuse,

tout est ici, et fort, et chaud, portante et puissante et majestueuse, la vague, je suis, tu enchantes, et tu tiens, tiens-tu les guides, vois-tu le reste, guidé, mené, menant, tout sur tout se tourne, nous y sommes, et devant, et derrière, sur tout ce qui fait front, sur tout ce qui est présent, la vie, le temps, les illusions, les ambitions,

tout est si bien articulé, précisément articulé, le temps, la vie, la mort, la rage, les erreurs oubliés, ce qui est resté au bord, au bord, chemin perdu, voix sans échos, à vide, on reprend tout à l’octave, inutilement, tout tombe à plat, à plat, la vie, le vent, les signes, les lois, et les oublis, je suis cerné, je suis meurtri, tremblé,

tout encore recommence, c’était ici, c’était cela, de l’ensemble tout est plié, meurtri, les yeux, les mains, le dos, de trop de poids, de comptes, d’erreurs, de silences inquiets, je tourne, je retourne, les courbes écourtées, le plaisir est loin, nous sommes éloignés, rendus et fatigués, brisés, une vieille jeunesse, déçue, rincée,

cœurs lavés, poids ignoré, tu prends le temps, tu tiens encore, le reste à rendre, rendu, rendons, le reste, l’inconscient, la peur, les fleurs arrachées, au retour, sur les clôtures, sur les grilles, œil ébloui, je te suis, je te tiens et je reprends, tu avances et tu me sers, un clin d’œil et un coup, et puis un autre, oh là, encore, trompée,

portante et puissante et majestueuse, la vague, la chaleur, ils étaient montés aux échelles, et frissonnants et gazouillants, ils plaisantaient, de chaleur écrasés, de silences retournés, ouvrant la terre sous les pierres, révélant au jour, révélant au jour, les lambeaux oubliés, jouant sans rien, et tenant tout, grimpés sur leurs échelles,

joyeux les compagnons sifflaient, et de miracle en miracle, ils rassemblaient au jour les ombres éparpillées, il y a loin, si loin des échelles joyeuses aux batailles sonnées, cœurs battants, oh là, oh là, on se tenait, sensibles, au jour à peine né, aux nuits de l’avenir, une pierre retournée, tournant, le jour a vaincu la nuit, possible,

cœur content, les mains agrippent les habitudes, tu cherches, tu cherches et tu disposes, clair possible, des mots inutiles, recommencés, des phrases encore, et encore, pierres tournées et cœur trouvé.

31 juillet 2020.  

mardi 12 janvier 2021

La vague.

Oh là, importante et puissante et majestueuse, la vague, la chaleur, tout te marque, tu es ici, déposée, et reprise, aux fenêtres les cœurs abrités, les fleurs nouvelles, importante et puissante et majestueuse, tu es déposée et tranquille, de loin en loin, porte tout et reprends, tiens, d’une main, la vague, et cherche, cherche, la chaleur, le vent terrible, l’espérance, les cœurs meurtris, tout est posé, tout est noirci aux vents contraires, aux arbres, aux illusions, tu en es à l’articulation, sonne, sonne, et recompose, le vent est clair, le son est pur, tout ici éclate, éclatez, répandez, petit pays, petit contraste, sonnez et résonnez, de métal et de feu, petit pays et grande souffrance, j’en suis à l’articulation, la lèvre serrée, tout ici relance, le son, un coup de langue, tout tient bien à la ceinture, éclatez, sur le champ, éclatez, sur le champ comptez les morts, sonnez et articulez, ils y étaient, il y furent, nous y serons, et morts, et nus, allongés, bataille terrible, pression, tout est ici, et fort, et chaud, importante et puissante et majestueuse, la vague, je suis, tu enchantes, et tu tiens, tiens-tu les guides, vois-tu le reste, guidé, mené, menant, tout sur tout se tourne, nous y sommes, et devant, et derrière, sur tout ce qui fait front, sur tout ce qui est présent, la vie, le temps, les illusions, les ambitions, tout est si bien articulé, précisément articulé, le temps, la vie, la mort, la rage, les erreurs oubliés, ce qui est resté au bord, au bord, chemin perdu, voix sans échos, à vide, on reprend tout à l’octave, inutilement, tout tombe à plat, à plat, la vie, le vent, les signes, les lois, et les oublis, je suis cerné, je suis meurtri, tout encore recommence, c’était ici, c’était cela, de l’ensemble tout est plié, meurtri, les yeux, les mains, le dos, de trop de poids, de comptes, d’erreurs, de silences inquiets, je tourne, je retourne, les courbes écourtées, le plaisir est loin, nous sommes éloignés, rendus et fatigués, brisés, une vieille jeunesse, des cœurs déçus, poids ignoré, tu prends le temps, tu tiens encore, le reste à rendre, rendu, rendons, le reste, l’inconscient, la peur, les fleurs arrachées, au retour, sur les clôtures, sur les grilles, œil ébloui, je te suis, je te tiens et je reprends, tu avances et tu me sers, un clin d’œil et un coup, et puis un autre, oh là, importante et puissante et majestueuse, la vague, la chaleur, ils étaient montés aux échelles, et frissonnants et gazouillants, ils plaisantaient, de chaleur écrasés, de silences retournés, ouvrant la terre sous les pierres, révélant au jour, révélant au jour, les lambeaux oubliés, jouant sans rien, et tenant tout, grimpés sur leurs échelles, joyeux, les compagnons sifflaient, et de miracle en miracle, ils rassemblaient au jour les ombres éparpillées, il y a loin, si loin des échelles joyeuses aux batailles sonnées, cœurs battants, oh là, oh là, on se tenait, sensibles, au jour à peine né, aux nuits de l’avenir, une pierre retournée, tournant, le jour a vaincu la nuit, clair et possible, cœur content, les mains agrippent les habitudes, tu cherches, tu cherches et tu disposes, clair possible, des mots inutiles, recommencés, des phrases encore, et encore, pierres tournées et cœur trouvé.

31 juillet 2020.  

 

lundi 11 janvier 2021

Retour, ébloui et construit.

Attendre,
observer dans le creux de la main ce peu de soleil. Temps arrêté à la peau du passé. Monde fait d’images, de couleurs encastrées. Parfums d’un été. Le ciel est si bleu, il gonfle les paupières. Une chanson douce dans le creux de l’oreille, petit soleil d’hier dans la nuit d’aujourd’hui. Petite chanson au refrain mélodieux. La vie est un bouquet de couleurs assemblées. Cœurs éblouis, âmes reposées. Dans la nuit étoilée tout avance sans bruit.

Attendre,
et retrouver les odeurs du passé. Les herbes endiablées dansant avec les blés. Les pierres du chemin taillant nos pieds si tendres, et nos cœurs gonflés de mots apprivoisés. Une tranche de soleil, une tartine de miel, le silence de l’été apaisant nos frayeurs. Notre enfance soufflée, flocon d’or si léger. Et puis, voici des branches, des fleurs et des fruits, un cœur ensoleillé qui bat en plein été. Une voix, une source qui regorge. Une image retrouvée.

Attendre,
et garder dans le creux de la main ce peu de soleil y poser les lèvres et boire l’autre monde.

Maria Dolores Cano, 10 janvier 2021 à 11:20. ici.