Reste en cadre rester je tiens : tout ici va à l’inverse les carrés les angles droits Cherches-tu la courbe descends le sentier il te reste le sentiment Tu tiens la part sensible les doigts dans la fourrure animal en servage tu reviens
Tu retournes au service va de l’avant nous regardons les jours et les gens Pour y passer le temps qu’il faut d’une nouaison d’une fenaison un temps de bataille La vue sur les cailloux autour des arbres comme une tombe : soldat
Égaré loin plus rien si loin ne plonge dans la rivière le front est dépouillé La vie ce matin tout revient nous sommes en attente tu es absent un peu En coin si court devant le seuil tu dis : où tu manques il ne reste ni bien ni jour
11 juillet 2024.
"pour il passer le temps qu'il fait d'une fenaison"
RépondreSupprimerQuand on a souffert sur un texte-poème qui se faisant sans cesse se défaisait, c’est un vrai plaisir de s’abandonner à la voix qui lève, tel un vent léger qui accouche de ses phonèmes.
Phonaisons, fenaisons, corps à cœur sans histoires à s’aimer debout, à semer le doute sur nos arguments, à ôter d’Argus les mille zyeux (un à un).