dimanche 17 mai 2026

Le temps fuit les heures volent


 

I


Si l’on a besoin si tout tient je le regarde tout est difficile bien pensées Les complications : de la fermeture à la soumission du plus au moins ils se tournent Nous allons nous venons et que reste-t-il s’il faut faire 

 

Je comprends tu fermes les yeux et tu restes nous allons au-devant Les mains jointes le poids sur les épaules tout est à jeter il faut porter la souplesse Il faut retenir nous sommes sur le vide au point dans l’aplomb 

 

Volant hores tempus fugit le poids des heures le joug des saisons à temps À poids de plume et de farine je te tiens plomb de pêche coq à plumes Tout pour leurrer tout pour comprendre si l’on en a le besoin : ouvrir les yeux

 

II

 

Au soleil s’il nous reste un cadran Carpe Diem Cave Canem Volant Hores Tempus Fugit ils se disent aussi Nous Avons Été Ce Que Vous Êtes Vous Serez Ce Que Nous Sommes en dire plus et plus encore aux murs 

 

Aux façades les heures perdues les jours envolés tout sur toi glisse ton sur ton Toi pour toi et tombes abandonnées le reste sous les tuiles les joints Entre les ronces je te dois tu me tiens cœur incompris avec les raccords 

 

Et les certitudes les pierres une à une les herbes entrelacées la pariétaire qui colle Toute à donner aux poules aux lapins je te vois tu entends les feuilles de peupliers de platanes Il reste bien peu bien de cigales : insectes perdus 


III

 

De la cave vers le haut à la poulie si la courroie grince je te suis tu relèves Les charges une à une on a on vient on voit je te tiens tu me donnes je vois Le silence il me reste des pierres sous le pied il glisse je te vois il se tient 

 

Des arbres des ronces l’herbe sèche je te vois entre les épines il se déplace Fleur à fleur papillon ingrat chemin noirci les heures oubliées les objets abandonnés Je te vois : tu ignores si l’on oublie si on cherche les heures 

 

détourner les erreurs oubliées je racle tu soupires il suffit il le faut Un accent au coin la bouche est ferme je te tiens sous le voile tu cherches Sous la chemise la peau qui frémit le cœur qui respire : allons lentement et gais


en reste

 

Et lentement 

et gaies 

elles tournent 

les cigales

 

Ouvre les yeux 

le temps fuit les heures volent 

 

03 juillet 2024.

2 commentaires:

  1. "Et lentement

    et gaies

    elles tournent

    les cigales"

    CLAUDIQUER FERRER FERRAILLER

    Claudiquer dans sa marche, ferrailler dans sa démarche, ferrer les cigales, assurer ses cédilles, écrire en aveugle des phrases fausses à pleurer, mais que, à la fin des fins, on range dans la rubrique Joyeusetés.


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  2. je regarde
    tout est bien pensé
    sans complications
    nous allons nous venons

    je comprends
    et tu fermes les yeux
    mains jointes
    nous sommes sur le vide

    poids des heures
    sur le temps
    poids de plume
    et de coq à plumes
    _________ un leurre
    les heures volent

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