On commence et tout se tient, figure et force, brûlante et farouche, mais l’or, l’or, rien ne va au sud, tout est du nord et sans questions, les herbes seules, folles et assemblées, où les souvenirs sont en racines, où le plus peut le moins, et sans trembler, sans rire, on entasse les expressions anciennes, sagesses,
tout est dans la manière, tout est au présent, je tourne, je cherche et tu demandes, et de demandes en demandes, il n’y a pas de réponses, je suis tenu, tu es perdu, sans attendre, sans accorder, sans surprise, en riant, on affirme, il y a la mort, il y a les bagages, ils sont ici, présents, rendus, inconsolables,
il y a la mort, il y a le temps, condamné, accablé, perdu, frappé, tu es encore et encore, à la source, au rebond, les paroles sourdent, et montent à la surface, sources qui sourdent, et raisons folles, on accepte les paris, on prend ensemble les équivoques, je suis à recevoir ce qui ici émerge, je suis à remplir,
à boire l’eau de la surface, en assemblées tranquilles, en souvenirs émouvants, en raisons qui déplacent les feuilles décrochées, branches agitées, vents contraires, soleil voilé, tendresses sans attaches, je suis donné et délaissé, sans recours, sans rien, toit, asile, nid, précaution tout est-il utile,
les feuilles au sommet, les branches agitées, les regards en dessous, la figure dans l’ombre, visage ravagé, cloches fêlées à faire tinter, tinter, malgré tout, malgré le temps qui passe et les saisons remplies en avance, les branches et les fruits, tout mûri et enfle le regard sur le temps, la fin sur les moyens,
les cicatrices ouvertes, il n’y a pas de réponses, je suis tenu, tu es perdu, mais l’or, l’or, rien ne va au sud, tout est du nord et sans questions, les herbes seules, folles et assemblées.
03 août 2021.
RépondreSupprimerL’Or
le temps
inconsolable est
la mort à la source
sans raisons – ou - raisons folles
les eaux en souvenir
assemblées et partagées
comme brume de chair
feuilles – vent – soleil
et voiles au bleu de la mer
sans rien en proue
au loin une cloche tinte
visage des feuilles dans l’ombre pâle
cœur fêlé dans les plis de l’histoire
cicatrices à vif et tête creuse en calice
temps perdu
l’Or